Papa, tu n'es plus qu'un sanglot
Qui m'étrangle le coeur d'une très lourde larme
Sans que le console aucun mot
Me résonnant ta voix qui lui donnait son charme.
Papa de mes instants joyeux
Des moments les plus chers ancrés à notre vie
Je te sens pleurer par mes yeux
Que la tienne me soit ainsi déjà ravie.
Papa que j'aime et j'aimais tant
Que ne sais-je mieux dire et te redire encore
Avec mon âme en sanglotant
Ma tendresse infinie au père que j'honore !
A l'heure où t'emporte la mort
Tout le meilleur de toi remonte à la surface
Ô caractère noble et fort
Pour lequel je nourris un sentiment vivace !
Papa, cher papa bien-aimé
Ton grand départ me laisse en longs voiles de brume
Dans un espace parsemé
De souvenirs qu'en noir brode trop d'amertume.
Papa, regret des temps sereins
Inspirant maintenant ma fervente prière
Puisses-tu voir sous mes chagrins
Rayonner ma pensée où plongea ta lumière !
Voguent ma peine et ma douleur
Sur les eaux des étangs ou celles des abysses
Que vient grossir sans cesse un pleur
Débordant l'émotion de leurs profonds calices !
Vers le paradis éternel
Où Dieu t'attend, ainsi s'en va, plein d'espérance
Autant que tendre et solennel
Mon poème pour toi, Papa, qui fus ma chance.
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