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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 13:39

 

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Un jour, un collègue m'a parlé de toi et j'ai défailli au point de m'asseoir par terre tellement l'émotion était forte. Ce collègue qui suivait le fil de mon histoire a été d'une franchise fracassante et ses mots ont causé en moi un grand cataclysme ... J'essaie de retranscrire avec mes mots simples l'étendue de notre entretien ... La portée de mon émotion n'a d'égale que le choc causé par les larmes de ce collègue. Pourquoi a-t-il pleuré ? 

 

Moi qui suis si sensible devant les larmes des hommes, moi qui me souviens toujours des larmes de Papa malade et mourant mais qui est revenu vers la vie suite à mes mots coulant d'où on ne sait quelle source ... Moi qui suis si impuissante devant les grandes émotions causées par les larmes des hommes, j'ai défailli face aux mots de ce collègue qui avait les larmes aux yeux. 

 

Si vous êtes sensible, ne lisez pas cet article empreint de ma vérité, si vous êtes insensible ne le lisez pas non plus, lisez le si en votre coeur votre humanité parle et si elle écoute l'humanité des autres y compris la mienne. Ce collègue était en colère contre moi car il ne comprenait pas que je puisse m'exprimer comme je le fais. Jugez de ces mots terribles :

" Eléonor, est ce que If recèle une réponse à ton amour ? Non. Est ce qu'il est en mesure de receler une réponse à ton amitié ? Oui. If a une femme dans sa vie et il est clair qu'en prétendant ne pas te lire, il a voulu te faire comprendre ce message. Enfin, Eléonor, tu es en mesure de comprendre ce qui est compréhensible. Tu t'aveugles et tu continues d'écrire ce que ton coeur te dicte. Mais, il ne sert à rien de te cacher la vérité ... "

 

J'ai regardé et écouté en silence ces mots et je n'ai rien répliqué. Mon collègue me secoue en me prenant par le bras : " Réveille-toi Eléonor, car tu te fais mal en croyant changer les choses ... C'est le choc culturel car tu es toujours orientale dans tes expressions alors que tu vis en Occident. La vérité est toute simple. Cesse de crier ton amour et demande à If de devenir ton ami. Il le fera. " 

 

J'ouvris les yeux tout grands car je décelais des larmes dans les yeux de mon collègue. Pourquoi pleure-t-il alors qu'il me secoue toujours le bras ? Je me suis sentie défaillir, je tombais, je tombais et quelque chose résonnait en moi ... J'essaie de me reprendre, j'essaie de résister mais je ne peux pas rester debout car mes énergies m'abandonnent, je m'assieds par terre tout simplement et je continue d'écouter ce flot de paroles qui m'ébranlent :

" L'amour n'est pas souffrance. L'amour n'est pas seulement risque, l'amour est délice, l'amour est bonheur. L'amour est présent et s'il ne peut honorer le présent, il n'est pas sentiment qui mérite ton attention. If ne t'aime pas. Il t'aurait répondu, il t'aurait compris, il t'aurait soutenu. Je sais que rien de tout celà ne s'est produit. Aimer ...Il n'est pas donné à tout le monde d'aimer. Et tu n'aimes pas If non plus. C'est tellement flagrant de constater que tu n'aimes pas If. "

 

Je n'ai aucune envie de répondre et je regarde la colère de mon collègue qui coule en des mots toujours plus puissants et plus blessants :

L'amour engendre l'action. Certes, tu écris mais tu n'es pas dans l'action. Tu es dans l'émotion. Ton émotion, ton sentiment, ton désir, ta peur font que tu es dans l'incendie. Exactement ! Tu es dans le feu car tes mots ouvrent la conscience et font mal. J'aurai été If, j'aurai préféré que tu ne m'aimes pas. Parce que tu es un danger pour le coeur. "

 

Je suis de plus en plus surprise par cet acharnement, mais je ne prononce aucun mot. Mon collègue essuie ses larmes et signe encore avec ces vérités qui me dérangent : " Tu n'aimes pas If. Alors, ne lui parle plus d'amour. Tu peux prétendre à son amitié mais jamais à son amour. C'est clair. Excuse-moi d'être si dur mais il a fallu que je te dise ce que je pense de tout ce que tu écris. Tu es un danger pour le coeur de If. Et il est heureux qu'il ne t'aime pas. Une femme comme toi est un danger pour un homme comme If.

Voilà, j'ai ouvert mon coeur et j'ai dit ce que j'avais à dire. Maintenant, c'est à toi d'ouvrir ton coeur et de dire à If, entre toi et lui, ce que tu as à lui dire amicalement. Laisse If tranquille et ouvre les yeux sur la présence d'un autre homme qui pourra t'aimer .... " 

 

Toujours assise et sous le choc de ces grandes émotions, je regardais dans le vide. Je suis sans voix car je suis sous l'effet de véritables émotions. Je sens pleurer mon coeur. Ce collègue ne m'a pas épargnée et ses mots offensants me font très mal. L'amour ne peut pas être présent car il jaillit de l'intemporel. L'amour est en même temps les multiples facettes du même miroir. L'amour est la fusion des âmes !

 

Ce que mon collègue a révélé ne me concerne pas car ce que j'écris jaillit de mon âme et je ne juge pas mon âme. Que If m'aime ou ne m'aime pas est du pareil au même pour moi. Que j'aime If ou que je ne l'aime pas est une autre affaire. J'aurai aimé devenir l'amie de If. Mais, je suis exempte et d'amour et d'amitié. If ne m'aime pas et ne daigne pas accepter mon amitié. Alors, je m'exprime et je ne pense pas représenter un danger pour lui. Du tout. Car ce que je porte pour If dans mon coeur est plus grand que tous les jugements, plus noble que toutes les interprétations erronées et plus authentique que toutes les vérités des autres. C'est la vérité de mon âme qui compte et c'est l'essentiel.

 

  Ô MYSTERE ! PARCHEMIN N°29

 

 

Je suis restée assise longtemps après le départ de mon collègue qui ne m'adresse plus la parole depuis ce jour fatidique où je lui ai dit que je continuerai d'écrire ce que mon âme me dicte et que j'aimerai encore et toujours et que je suis libre d'aimer ... Libre d'écrire ma légende avec l'encre de mes sentiments et que je ne permets plus jamais à qui que ce soit de me dicter sa loi. Le seul danger que je pourrai représenter pour moi-même est d'adhérer à ce que les autres décident pour moi. Mais, je suis libre d'aimer If et même s'il ne m'aime pas et même s'il refuse mon amitié, mon sentiment ne changera point. Et c'est ce que mon âme désire.

 

Avec amour, respect et haute considération.

Eléonor Gosselin.

Tous droits réservés.

 

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