Partager l'article ! LE TEMPS DES 8 RIVIERES: ...


Cette histoire a été écrite spécialement
en hommage à mon
père.
Au nom de l'Amour, je la dédie à toute l'humanité.
(Tous droits réservés)
La
Mère-Patrie MÛ dans l'Océan Pacifique
(En des temps immémoriaux (218.000 avant Jésus Christ )
Ce premier jour de l'an 88888 de la première civilisation du monde, à la minute même où le soleil brillait sans ombre, se produisait
dans le plus grand temple impérial du continent MÛ, et à la fois au delà de l'Espace et du Temps, une sorte d'alchimie magique, une vibration d'amour, de grâce et de beauté, un océan musical
qui s'étendit dans d'autres dimensions que celle du Continuum physique et qui chanta le principe de toutes choses.
Quelque mystère merveilleux et fantastique libéra les milliers de personnes présentes au sacre de l'empereur ALAM de leur ombre et ils planèrent au sein de cette lumière du plein midi. Ils
planèrent d'autant plus haut qu'en ces instants d'éternité, Onor-Malak, la plus belle et la plus majestueuse danseuse de tous les temps devint elle aussi musique, une musique si lumineuse, si
harmonieuse et si parfaite qu'un élan mystique fit flamber les âmes de cette grande assistance éblouie de vivre en ces instants la Vacuité.
Une lumière intense et bienfaisante éclaira les coeurs de ces milliers de spectateurs et alors que Onor-Malak dansait avec une grâce incomparable les derniers pas du huitième acte, un unicorne
d'une blancheur immaculée surgit de nulle part et vint danser avec elle. Ce sublime unicorne semblait heureux et il dansait comme un cavalier amoureux qui vivait avec ardeur des moments de grande
passion. C'est alors que cette grande danseuse put juger l'ultime grâce divine qui venait de l'entourer ! Et elle vit que l'unicorne était une beauté majestueuse et elle sentit qu'il répandait un
parfum originel et sacré.
Emue jusqu'aux larmes, Onor-Malak caressa le long coup délicat de l'unicorne et l'enveloppa de sa longue chevelure noire. La danse de l'unicorne devenait de plus en plus envoûtante et les
mouvements de Onor-Malak de plus en plus lascifs. Et cette danse qui unissait la vigueur de l'unicorne à l'ardeur de la danseuse devenait de plus en plus une lumière céleste au sein de laquelle
toute l'assistance a contemplé la sublime splendeur du monde d'En haut. C'était l'extase dans toute sa pureté.
L'extase ! L'extase ! Comment décrire cette union ultime avec le divin que l'empereur ALAM et ses milliers de sujets avaient vécue en ce jour glorieux de sacre ? Quel amour et quelle énergie
extraordinaire avaient marqué ce spectacle inouï où Onor-Malak et son orchestre avaient entraîné toute cette assistance dans un monde de beauté oû vit l'éternel ? Cette fête a été du début à
la fin une expression d'une danse divine qui avait ébloui les regards et ensorcelé les oreilles. C'était une lumière pour les yeux et une musique céleste pour les oreilles. C'était un parfum
d'Intelligence, de Bonté et d'Amour universel. C'était aussi la saveur exquise de la Connaissance spirituelle, la caresse de la Félicité et le reflet de la Présence
divine.
Eléonor GOSSELIN
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