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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 20:51
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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 23:17

 

 

L'émotion s'exprime en moi en la reconnaissance de mon coeur à l'égard de Papa, mon bien-aimé père, l'affection suprême, l'amour sans mesure et la source de tous mes bonheurs passés, présents et futurs ... Papa aimait me chanter cette merveilleuse mélodie et je dansais comme une petite princesse ivre d'amour ... Dieu !

 

Papa m'aimait et avec cette chanson, il avait scellé en mon coeur la beauté des mots et la force de la sagesse marocaine ... Papa m'aimait et m'inculquait les nobles valeurs et les grands principes en chantant pour moi, encore pour moi, sa fille bien-aimée, si aimée que toutes mes cellules chantent encore l'amour de Papa ... Dieu !

 

Cette chanson est l'exultation comme elle est l'exaltation, comme elle exhale tous les parfums exquis de ma vie heureuse avec Papa, Papa, Papa, ad infinitum Papa, mon bonheur infini, Papa ... Dieu !

 

Que chaque percussion se transpose en les plus puissantes prières qui entourent Papa de la lumière de Dieu Tout Puissant. Que chaque mélodie se change en la miséricorde de l'Eternel à l'égard de Papa, Papa ... Dieu !

 

Je chante toujours cette mélodie en souvenir d'un amour sans mesure dont j'ai été l'unique bénéficiaire car Papa m'avait aimée, si aimée que mon coeur en garde le sceau marqué à jamais au plus profond de mon Être essentiel. Papa où que tu sois, que la protection de Dieu t'entoure pour l'Eternité ... Dieu !

Avec tout mon amour pour Papa ... Dieu !

 

Eléonor GOSSELIN

Tous droits réservés.

 

 

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 11:32
      
  . 
 
رائع
 
وش عليا انا من الناس وش على الناس مني

شويخ من أرض مكناس وسط الأسواق يغني
أش عليا من الناس وأش على الناس مني
أش عليا يا صاحب من جميع الخلايق
إفعل الخير تنجو واتبع أهل الحقائق
لا تقل يا بني كلمه إلا أن كنت صادق
خذ كلامي في قرطاس واكتبوا حرز عني
أش عليا من الناس وأش على الناس مني

ثم قول مبين ولا يحتاج عبارة
أش على حد من حد إفهموا ذي لإشاره
وانظروا كبر سني والعصا والغراره
هكذا عشت في فاس وكذاك هون هوني
اش عليا من الناس وأش على الناس مني

وما أحسن كلاموا إذ يخطر في الأسواق
وترى أهل الحوانت تلتفت لو بالأعناق
بغرارة في عنقوا وعكيكز وأقراق
شويخ مبني على أساس كما انشأ الله مبني
أش عليا من الناس وأش على الناس مني

لو ترى ذا الشويخ ما أرقوا بمعنى
التفت لي وقال لي أش نراك تتبعنا
أنا ننصب لي زنبيل يرحموا من رحمنا
وأقاموا بين اجناس ويقول دعني دعني
اش عليا من الناس وأش على الناس مني

من عمل يا بني طيب ما يصيب إلا طيب
لعيوبوا سينظر وفعالوا يعيب
والمقارب بحالي يبقى برا مسيب
طيبة انفاس يدري عذر المغني
أش عليا من الناس وأش على الناس مني

وكذاك إشتغالوا بالصلاة على محمد
والرضا عن وزيروا أبي بكر الممجد
وعمر قائل الحق وشهيد كل مشهد
وعلي مفتي الأرجاس إذا يضرب ما يثنى
أش عليا من الناس واش على الناس مني

يا إلهي رجوتك جد عليا يتوبه
بالنبي قد سألتك والكرام الأحبه
الرجيم قد شغلني وأنا معوا في نشبه
قد ملا قلبي وسواس مماه يبغاه مني
أش عليا من الناس وأش على الناس مني

تم وصف الشويخ في معاني نظامي
وإني خواص ونقري لأهل فني سلامي
وإذا جوزوني نقل أول كلامي
شويخ من أرض مكناس وسط الأسواق يغني
أش عليا من الناس وأش على الناس مني

   

 

Dieu Tout Puissant ! Du point de mon amour indéfectible, sans mesure, infini à l'égard de la plus belle âme lumineuse qui m'a été donné de connaître, je consacre cet article à Papa, mon adorable père bien-aimé. Papa qui aimait tant cette chanson magistrale et pertinente.

 

Chanson marocaine qui célèbre les hauts degrés civilisationnels de la sagesse et du bon sens universels. Je me rappelle très bien que Papa s'occupait de ses affaires et respectait les autres. Il vivait en bonne intelligence et ne s'immisçait jamais dans ce qui ne le regardait point.

 

Un jour, Papa m'avait demandé de trouver la différence entre la curiosité et l'indiscrétion et j'ai été faire des recherches durant plusieurs jours car il voulait une réponse claire, précise, nette et concise. Et quand je lui ai, enfin, dit qu'elle était cette différence, il m'avait tout simplement demandé de l'appliquer dans ma vie.

 

Cette pertinente chanson raconte qu'un vieux de Meknès, ancienne ville impériale marocaine, se promenait dans les souks et chantait que la vie des autres ne le regardait pas et que les autres n'avaient pas non plus à s'occuper de son existence à lui. Quelle belle philosophie et quelle magistrale leçon inculquée à toutes ces personnes indiscrètes qui polluent la Terre avec leur intervention malheureuse dans les affaires d'autrui.

 

 
 
           

Je me rappelle qu'en 2006 et alors que des gueux se mêlaient de ma vie et cherchaient à me dicter leur loi de haine, je résistais du mieux que je pouvais en écoutant cette chanson. Elle me renvoyait vers Papa et vers ses grandes valeurs ... Cette chanson me donnait la force de dire non à tous ces malheureux parvenus sans foi et sans loi. Et, aujourd'hui encore, cette chanson me guide, me protège contre tous les courants malsains. 

 

Certes, la sagesse qui se dégage de cette chanson éclaire mon chemin comme un phare salvateur. Elle me ressource et me donne cette fierté d'appartenir, au Maroc, cette terre très haut élevée sur les degrés de l'ordre civilisationnel. Je comprends les raisons qui font que ce poème de Abi Elhassan Checheteri, sublimé par les nuances de la musique gnaouie, soit considéré, par excellence, comme sagesse ultime de tous les pays arabes.

 

Comme je l'ai déjà écrit  les chanteuses marocaines sont très célèbres dans le golfe et dans le monde arabe. Et cette chanson occupe une place privilégiée dans leur album car elle est très demandée par les peuples des pays frères arabes. Mona Amarsha et Asmae Elmanawar - originaire de la ville de Meknès  - déclinent, chacune, la beauté poétique et magistrale de cette sublime chanson. C'est un pur bonheur que d'écouter la sagesse chantée.

    
     
 
Papa souhaitait que je devienne une personne curieuse, cultivée, respectueuse de moi-même et des autres. Il ne désirait, en aucun cas, que je devienne indiscrète et que je me mêle des affaires des autres. Et il avait raison car si chaque personne s'occupait de ce qui la regardait et ne s'immisçait pas dans la vie d'autrui, le monde se porterait à merveille.
 
Malheureusement, la masse qui souille les humains avec l'indiscrétion constitue 95 %. Ce sont toujours les parvenus, les gueux, les névrosés, les personnes qui souffrent d'un problème existentiel qui sont toujours indiscrets et qui extériorisent leur mal être et perdent leur énergie en plus de faire perdre le temps et l'énergie des autres avec leurs paroles malveillantes, malsaines.
 
D'une manière générale, cette chanson se situe dans les degrés civilisationnels qui marquent les esprits et éclairent la voie. Elle est du même ordre que le poème " Si " de Rudyard Kipling.
 
J'ai la même vision mentale qu'avait Papa et je comprends, aujourd'hui, sa volonté et son souhait de faire de moi une âme s'alignant sur la voie du bien. Et c'est exactement ce que magnifie cette merveilleuse chanson.
Dieu Tout Puissant ! Papa, mon merveilleux papa, si humain, si généreux, si bienveillant, si équitable, si aligné sur les grandes vertus qu'il en demeure vivant dans mon coeur pour toute l'éternité. Papa !
  
 
 
 
  Papa ! Où que tu sois Papa, j'aimerais te rendre hommage et te dire que j'ai suivi ton conseil d'être curieuse mais jamais indiscrète. Tu brilles dans tout l'amour qui m'anime, tu brilles et tu luis dans mes yeux et dans mon coeur. Et je te rends hommage en mille et une révérences. Et je m'incline jusqu'à terre devant toi qui fus ma grande chance, ma lumière et l'affection suprême.Papa, je t'aime !
 
Avec amour, respect et haute considération.
Eléonor Gosselin.
Tous droits réservés.
 
 
 
 
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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 11:53

 

 

 

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 13:16



Ce trésor poétique " IF " de RUDYARD KIPLING occupait une place de choix dans les préférences de lecture de Papa, mon bien-aimé père qui me fascinait avec ses pensées élevées. 
Au-delà de la mort, Papa reste toujours mon modèle car chaque jour mon coeur, mon âme, ma conscience et mon esprit s'abreuvent de sa sagesse et de sa grandeur. J'aimerais tant ressembler à Papa car il était une belle lumière.
Vous comprendrez que mon coup de coeur rejoint ma vision mentale et celle de Papa. Tous les deux nous avons aimé ce magnifique poème qui reflète la vie telle qu'elle est. L'omniscience a mis à notre disposition les moyens pour vivre dans la grandeur mais c'est à nous de nous gouverner pour accéder noblement à l'harmonie parfaite. Ne nous laissons jamais influencer négativement par les tangages des dissenssions et des heurts extérieurs.
En nous demeure le sage et beau silence !
En nous vit l'éternelle harmonie !


Je vous cite ici le célèbre poème "If-" de Rudyard Kipling
suivi de cinq traductions en français par André Maurois, Germaine Bernard-Cherchevsky, Jules Castier, Hervé-Thierry Sirvent et Jean-François Bedel.

Rudyard Kipling (1865-1936)
Ecrivain britannique, auteur de romans, de poèmes et de nouvelles qui ont essentiellement pour toile de fond l'Inde et la Birmanie sous la domination britannique.


IF
RUDYARD KIPLING (1910)

If you can keep your head when all about you
Are losing theirs and blaming it on you,
If you can trust yourself when all men doubt you.
But make allowance for their doubting too;
If you can wait and not be tired by waiting.
Or being lied about, don't deal in lies,
Or being hated, don't give way to hating,
And yet don't look too good, nor talk too wise:
***
If you can dream -and not make dreams your master
If you can think -and not make thoughts your aim
If you can meet Triumph and Disaster
And treat those two impostors just the same;
If you can bear to hear the truth you've spoken
Twisted by knaves to make a trap for fools.
Or watch the things you gave your life to broken,
And stoop and build'em up with worn-out tools:
***
If you can make one heap of all your winnings
And risk it on one turn of pitch-and-toss,
And lose, and start again at your beginnings
And never breathe a word about your loss;
If you can force your heart and nerve and sinew
To serve your turn long after they are gone,
And so hold on when there is nothing in you
Except the Will which says to them: "Hold on!"
***
If you can talk with crowds and keep your virtue,
Or walk with Kings -nor lose the common touch,
If neither foes nor loving friends can hurt you,
If all men count with you, but none too much;
If you can fill the unforgiving minute,
With sixty seconds' worth of distance run.
Yours is the Earth and everything that's in it,
And -which is more- you'll be a Man, my son!

Tiré de "Tu seras un homme mon fils" suivi de
"Lettres à son fils"
de Rudyard Kipling, éditions mille et une nuits,
ISBN 2-84205-332-X



Si : Tu seras un homme, mon fils
Traduction d'André Maurois (1918)

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
***
Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;
***
Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un mot ;
***
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;
***
Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur ;
***
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;
***
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
***
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tous jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils.

Tiré de Si : Tu seras un homme, mon fils de Guillaume Reynard, éditions Flammarion,
ISBN 2-08160952-5



Si…
Traduction de Germaine Bernard-Cherchevsky (1942)

Si tu restes ton maître alors qu'autour de toi
Nul n'est resté le sien, et que chacun t'accuse ;
Si tu peux te fier à toi quand tous en doutent,
En faisant cependant sa part juste à leur doute ;
Si tu sais patienter sans lasser ta patience,
Si, sachant qu'on te ment, tu sais ne pas mentir ;
Ou, sachant qu'on te hait, tu sais ne pas haïr,
Sans avoir l'air trop bon ou paraître trop sage ;
***
Si tu aimes rêver sans t'asservir au rêve ;
Si, aimant la pensée, tu n'en fais pas ton but,
Si tu peux affronter, et triomphe, et désastre,
Et traiter en égaux ces deux traîtres égaux ;
Si tu peux endurer de voir la vérité
Que tu as proclamée, masquée et déformée
Par les plus bas valets en pièges pour les sots,
Si voyant s'écrouler l'œuvre qui fut ta vie,
Tu peux la rebâtir de tes outils usés ;
***
Si tu peux rassembler tout ce que tu conquis
Mettre ce tout en jeu sur un seul coup de dés,
Perdre et recommencer du point d'où tu partis
Sans jamais dire un mot de ce qui fut perdu ;
Si tu peux obliger ton cœur, tes nerfs, ta moelle
À te servir encore quand ils ont cessé d'être,
Si tu restes debout quand tout s'écroule en toi
Sauf une volonté qui sait survivre à tout ;
***
Si t'adressant aux foules tu gardes ta vertu ;
Si, fréquentant les Rois, tu sais rester toi-même,
Si ton plus cher ami, si ton pire ennemi
Sont tous deux impuissants à te blesser au cœur,
Si tout homme avec toi compte sans trop compter ;
Si tu sais mettre en la minute inexorable
Exactement pesées les soixante secondes
Alors la Terre est tienne et tout ce qu'elle porte
Et mieux encore tu seras un homme mon fils !

Tiré à part, inédit par ailleurs, aimablement proposé par Eve Line Blum-Cherchevksy, fille de la traductrice



Tu seras un homme, mon fils
Traduction de Jules Castier (1949)

Si tu peux rester calme alors que, sur ta route,
Un chacun perd la tête, et met le blâme en toi ;
Si tu gardes confiance alors que chacun doute,
Mais sans leur en vouloir de leur manque de foi ;
Si l'attente, pour toi, ne cause trop grand-peine :
Si, entendant mentir, toi-même tu ne mens,
Ou si, étant haï, tu ignores la haine,
Sans avoir l'air trop bon ni parler trop sagement ;
***
Si tu rêves, - sans faire des rêves ton pilastre ;
Si tu penses, - sans faire de penser toute leçon ;
Si tu sais rencontrer Triomphe ou bien Désastre,
Et traiter ces trompeurs de la même façon ;
Si tu peux supporter tes vérités bien nettes
Tordues par des coquins pour mieux duper les sots,
Ou voir tout ce qui fut ton but brisé en miettes,
Et te baisser, pour prendre et trier les morceaux ;
***
Si tu peux faire un tas de tous tes gains suprêmes
Et le risquer à pile ou face, - en un seul coup -
Et perdre - et repartir comme à tes débuts mêmes,
Sans murmurer un mot de ta perte au va-tout ;
Si tu forces ton cœur, tes nerfs, et ton jarret
À servir à tes fins malgré leur abandon,
Et que tu tiennes bon quand tout vient à l'arrêt,
Hormis la Volonté qui ordonne : « Tiens bon ! »
***
Si tu vas dans la foule sans orgueil à tout rompre,
Ou frayes avec les rois sans te croire un héros ;
Si l'ami ni l'ennemi ne peuvent te corrompre ;
Si tout homme, pour toi, compte, mais nul par trop ;
Si tu sais bien remplir chaque minute implacable
De soixante secondes de chemins accomplis,
À toi sera la Terre et son bien délectable,
Et, - bien mieux - tu sera un Homme, mon fils.

Tiré de "Tu seras un homme mon fils" suivi de "Lettres à son fils" de Rudyard Kipling, éditions mille et une nuits, ISBN 2-84205-332-X



Si…
Traduction de Hervé-Thierry Sirvent (2003)

Si tu peux rester calme alors que tous tes proches
Semblent perdre la tête et vouloir t'en blâmer,
Si tu peux croire en toi face à tous leurs reproches
Mais comprendre leur doute et toujours les aimer ;
Si tu peux espérer sans te lasser d'attendre,
Si tu ne sais mentir à ceux qui t'ont menti,
Si celui qui te hait, tu ne peux le lui rendre,
- Mais sans parler en Sage, ou sembler trop gentil ;
***
Si tu rêves - mais sans que ton rêve t'envoûte,
Si tu penses - mais non vers d'abstraites hauteurs,
Et si tu sais passer de Triomphe en Déroute
Sans te laisser berner par ces deux imposteurs ;
Si tu peux supporter qu'un vil faquin dévie
Le sens de tes propos pour abuser les sots,
Ou voir briser ton œuvre et, penché sur ta vie,
Avec de vieux outils assembler les morceaux ;
***
Si tu peux risquer tous tes gains à pile ou face,
Simple lot au hasard d'un seul coup suspendu,
Tout perdre, et repartir de tes débuts, sans place
En toi pour un soupir sur ton pari perdu ;
Si tu forces ton cœur, tes nerfs, tes tendons, même
Quand las de t'obéir ils s'en sont détournés,
Et si ta Volonté, résistance suprême
À ton vide total, leur dit toujours : « Tenez ! »
***
Si tu sais rester noble en parlant à la foule,
Si tu sais rester simple en côtoyant les rois,
Si pas plus que l'ami l'ennemi ne te foule,
Si tout homme t'est cher mais nul n'a trop de poids ;
Et si tu peux remplir la minute exigeante
De secondes valant la course que tu fis,
La Terre t'appartient et - leçon plus grisante :
- Tu seras un Homme, mon fils !

Aimablement proposé par Hervé-Thierry Sirvent, traducteur



Si…
Traduction de Jean-François Bedel (2006)

Si tu gardes ta tête quand la folie des autres,
S'acharne contre toi et te couvre de fautes
Si tu restes confiant, lorsqu'on doute de toi,
Et te veux tolérant, car l'opprobre est sans foi…
Si l'attente chez toi n'engendre aucun soupir
Que jamais médisances ne t'entraînent à mentir,
Ni qu'être détesté ne te force à haïr,
Sans de la perfection vouloir être l'image,
Ni d'aimer pérorer en imitant les sages…
***
Si tu gardes tes rêves sans n'être qu'un rêveur,
Évitant que penser devienne un but en soi…
Si tu peux accueillir l'Échec ou le Succès,
En faisant part égale à ces deux impostures
Si tu peux supporter que ta parole vraie,
Changée par des fripons serve aux sots de pâture,
Si l'œuvre de ta vie s'écroulant devant toi,
Tu ramasses aussitôt les morceaux sans rancœur,
Saisis tes vieux outils, et reprends le labeur…
***
Si tu peux mettre en jeu tout ce qui t'appartient,
Et en risquer l'enjeu d'un coup de pile ou face,
En ayant tout perdu, pourtant garder la face,
Repartir à zéro, sans un mot, ni chagrin ;
Si tu mets ton pouvoir, ton audace et ton cœur,
À servir ta cause, jusqu'à la dernière heure,
Ne pas abandonner quand plus rien ne subsiste,
En toi, que ce Vouloir, cette voix qui insiste,
Et qui te crie : « Tiens-bon ! gardes Force et Vigueur ! »
***
Si parlant à la foule, tu gardes ta droiture,
Accompagne les rois en sachant d'où tu viens,
D'amis ou d'ennemis, redoutes point l'injure…
Si, plus qu'un seul être, pour toi compte l'humain,
Et si face à ce temps à la fuite implacable,
Tu fais à chaque instant ce dont tu es capable,
Permettant que toujours tes travaux s'accomplissent,
Avec tout ce qu'il offre, ce Monde sera Tien…
Et, bien plus encore, tu seras un Homme, mon fils !

Aimablement proposé par Jean-François Bedel, traducteur

Source :
http://www.crescenzo.nom.fr/kipling.html



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AVEC AMOUR ET RESPECT.
Eléonor GOSSELIN

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 18:28

 



logo a votre seul desir


 

 

 

A votre coeur échoit d'aimer le monde...
A votre regard échoit d'apprécier la voie du Ciel.
A votre âme échoit l'écoute...
 Le parfum de l'équité vous met
Au défi de combler vos lacunes.
C'est en faisant diligence
Que vous retrouverez vos propres perles.
Au croisement des destinées
La sagesse est humilité...
Si c'est la vérité pure
Que votre bouche réclame,
Toutes vos paroles exprimeront
 L'amour qui est caché en vous-même.


Il me faut vivre...
Le soupir de la rose
L'amour bleu ivre...
Que l'ombre arrose.

Mon verbe silencieux...
Exprime l'étrange
Du vide, des cieux...
Que mon coeur effrange.

Ainsi ma vie, mon destin...
Accueillent le diadème
Célèbrent chaque matin...
Le souffle suprême.


Tous droits réservés.

 
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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 23:02

 



 


Il est 00h01mn et ma première pensée pour mes 50 ans

est de vous souhaiter la réalisation de tous vos espoirs.
Belle journée aux couleurs de tous les possibles.

Vous êtes en mesure de réaliser beaucoup de choses.

Il faut y croire et essayer,

et même si ça ne marche pas la première fois,

essayez autant de fois qu'il est possible

et je vous promets que vous serez surpris.
C'était mon message sur mon nouveau chemin.

Avec vous et pour vous en tout amour et en tout respect.

Merci à toutes les personnes qui se sont manifestées

pour me témoigner leur soutien

et merci à toutes celles qui ne se sont pas manifestées

faute de temps ou quelle que soit la raison.

Je les comprends et je leur dis que les coeurs n'ont pas besoin

 d'autres moyens.

La télépathie est présente.


Avec amour et respect.
 

Eléonor GOSSELIN

Tous droits réservés.

            

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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 16:28

    





 
  
Papa, tu n'es plus qu'un sanglot
  Qui m'étrangle le coeur d'une très lourde larme
    Sans que le console aucun mot
  Me résonnant ta voix qui lui donnait son charme.

    Papa de mes instants joyeux
  Des moments les plus chers ancrés à notre vie
    Je te sens pleurer par mes yeux
  Que la tienne me soit ainsi déjà ravie.

    Papa que j'aime et j'aimais tant
  Que ne sais-je mieux dire et te redire encore
    Avec mon âme en sanglotant
  Ma tendresse infinie au père que j'honore !

    A l'heure où t'emporte la mort
Tout le meilleur de toi remonte à la surface
    Ô caractère noble et fort
  Pour lequel je nourris un sentiment vivace !

    Papa, cher papa bien-aimé 
  Ton grand départ me laisse en longs voiles de brume
    Dans un espace parsemé
  De souvenirs qu'en noir brode trop d'amertume.

    Papa, regret des temps sereins
  Inspirant maintenant ma fervente prière
    Puisses-tu voir sous mes chagrins
  Rayonner ma pensée où plongea ta lumière !

    Voguent ma peine et ma douleur
  Sur les eaux des étangs ou celles des abysses
    Que vient grossir sans cesse un pleur
  Débordant l'émotion de leurs profonds calices !

    Vers le paradis éternel
  Où Dieu t'attend, ainsi s'en va, plein d'espérance
    Autant que tendre et solennel
  Mon poème pour toi, Papa, qui fus ma chance.

  

 

Eléonor GOSSELIN

Tous droits réservés.

       

 

     

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