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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 19:57

 




J'écoutais et je réécoutais cette époque bénie où Papa aimait chanter avec âme, appréciait les belles musiques, la musique classique et surtout les musiques sacrées du monde entier.
Lorsque les orangers fleurissaient en chantant et les oiseaux susurraient de doux refrains, il me racontait les histoires des Mille et Une Nuits et il me plaisait de l'écouter imiter les voix des héros de ce livre magnifique.
Quand les cascades, enrubannés de bulles à la grâce mélodieuse, entrechoquaient sans fin leurs étoiles magiques et l'hydromel versait son amour dans nos oreilles, toute la nature chantait au grand plaisir de nos coeurs.
A chaque fois que nous nous contions en sourdine nos océans de joie, le doux violon du vent et le souffle jaune du sable marquaient de leur plus vive voix nos éclats de rire. Dans cet univers magique, tous les êtres et toutes les choses puisaient l'arc en ciel au coeur des chansons et nous aimions chanter et dessiner avec nos mélodies les plus belles images de l'émotion.
En lettre d'or, Papa aimait écrire sur le tableau de mes souvenirs. " Je suis l'ouïe et j'émerveille ".

                                   JE SUIS L'OUIE ET J'EMERVEILLE
                            JE SUIS L'OUIE ET J'EMERVEILLE
             JE SUIS L'OUIE ET J'EMERVEILLE

                                                      
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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 20:12



Au grand bonheur, la vraie vue. J'avais contemplé cette puissante et lumineuse nature et je l'avais glorifiée dans mes poèmes, mes écrits, mes mots, mes paroles et mes chansons. Mais, l'amour et la gloire étaient destinés, au delà de la nature, au Créateur de toutes choses.
En plus, la nature si généreuse, magnifiait et embellissait mes pensées et mes sentiments et les transmettait avec une pureté sans pareille au Grand Architecte. En même temps, elle établissait une tête de pont entre ma subconscience et la Conscience universelle et dans mes rêves je voyais souvent des images sublimes qui reflétaient la perfection d'en Haut.

A vrai dire, ces paysages relevaient d'un art divin qui exprimait  l'harmonie de la Source et la joie d'Etres de lumière glorifiant l'Etre Infini. Des dizaines de sages m'avaient assuré qu'en portant un regard juste et beau sur les êtres et les choses, et, si le Tout Puissant le permettait, je verrais des images célestes.

J'avais exprimé mon étonnement et mes doutes mais ces sages et ces mystiques m'avaient encouragée d'être persévérante et patiente pour admirer le zéphyr du triomphe et la gloire de la joie.
Oui, la vue émerveille et elle émerveille d'autant plus lorsqu'elle devient intérieure car en nous et en notre coeur réside l'indéfinissable. La beauté est dans votre regard. Quel est votre regard ? Admirez-vous l'ordre et l'équilibre parfait qui vous entoure ? Appréciez-vous la clarté de la lune ? Est ce que votre vision va au-delà des choses ou reste-t-elle en deça des limites infinies. En vous réside l'illimité. Ne soyez plus cette personne ordinaire qui regarde sans voir et qui ne sait pas juger les visions.
                                            
                            
JE SUIS LA VUE ET J'EMERVEILLE

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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 08:16

      


J'avais soif de voir les êtres, les choses et surtout de me voir moi-même sous un jour meilleur. La confusion qui régnait dans le monde et dans ma vie avait obstrué les canaux de mon organisme. Ma vue projetée hors de moi-même se perdait dans un tourbillon de stress, de déceptions et de révoltes. J'avais besoin de paix et de plonger mon regard en moi-même, de retrouver mon intériorité et mon être éternel  pour pouvoir discerner l'essentiel de l'accessoire et l'utile du futile.
L'Etre Infini voyait que j'avais cherché à me rapprocher de Lui en contemplant la sublime splendeur de sa Création. Comme me l'avait conseillé mon père qui était une personne de bon sens, j'apprenais tous les matins à aiguiser le sens de ma vue et à le développer en cherchant la signature de l'Architecte dans la nature. J'étais convaincue que la beauté était le remède à mes maux et j'ouvrais grand mon regard pour la chercher et m'émerveiller devant les oeuvres d'art de la nature et les réalisations heureuses des hommes.
La vue d'une rose épanouie, d'une belle cascade, d'une magnifique peinture ou d'une harmonieuse cathédrale ou pyramide suffisaient pour me rendre heureuse et créer en moi et autour de moi un univers serein. A scruter le firmament, je m'ouvrais de nouveaux horizons et je réalisais que j'étais poussée doucement, lentement mais sûrement vers ce qui était primordial.
Depuis plusieurs années, chaque matin, le soleil digne en sa beauté, en sa majesté et en son amour dardait sur moi des regards qui convertissait mon âme. La lune me guidait vers la compréhension de l'évolution des êtres et de l'éternel recommencement des choses alors que mes instants consacrés à contempler les étoiles faisaient estomper en moi mes ombres et me rendait indulgente et généreuse. Tout simplement, en appréciant la beauté partout, je renaissais à la vision intérieure en moi.

                                
JE SUIS LA VUE ET J'EMERVEILLE,
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